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jeudi 21 oct 2021
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FIG – Luc Bronner, prix Amerigo-Vespucci 2021 avec « Chaudun, la montagne blessée »

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Les lauréats des prix Amerigo-Vespucci sont connus depuis fin août (lire notre article), mais c’est ce samedi du temps de midi qu’ils ont été remis à leurs lauréats au Grand Salon de l’Hôtel de Ville, alors que le 32ème Festival de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges bat son plein.

En cette année 2021, le prix Amerigo-Vespucci a été décerné à Luc Bronner, pour son 4ème ouvrage « Chaudun, la montagne blessée », paru en 2020 aux Editions du Seuil. Un prix accompagné d’un chèque de 1500 euros. Originaire de Gap, Luc Bronner est journaliste de métier, qui fut notamment directeur des rédactions du Monde de 2015 à 2020. Avant le prix Amerigo-Vespucci, il avait déjà obtenu le prix Albert-Londres de la presse écrite en 2007, puis le prix du livre d’économie et de sciences sociales 2011 pour son livre « La loi du ghetto ».

Quatrième de couverture de Chaudun, la montagne blessée :

« Vous montez un col, traversez une forêt, longez une rivière. Au fond de la vallée, les restes d’un village, des blocs de pierre brisés, presque rien : ci-gît Chaudun, village maudit qui fut vendu en 1895 par ses habitants à l’administration des Eaux et Forêts. Trop d’hommes et de femmes, trop de bêtes à nourrir. Au fil des ans, la plupart des bois ont disparu, ravagés par des coupes excessives. La vallée est exsangue, les pâturages inexploitables. Comme un torrent en crue, le récit de Luc Bronner charrie et recompose toutes les traces du passage des hommes et des femmes dans leur intimité et jusqu’à leur fuite inéluctable.

Évocation poétique, érudite et charnelle des paysages alpins, de leur beauté et de leur cruauté, ce livre est le récit minutieux d’un désastre écologique et humain et, in fine, d’une résurrection : aujourd’hui, Chaudun est le coeur d’un espace ensauvagé, l’une des plus somptueuses vallées d’Europe où l’animal a remplacé l’homme. La quête s’achève sur un éblouissement : « Il faudrait raconter la jouissance des botanistes dans ces lieux abandonnés par l’homme depuis plus d’un siècle. Cette étrange sensation de vertige face à la beauté infinie. Je me berce de cette opulence, de cette orgie du végétal qui déborde de toutes parts, à toutes les heures du jour et de la nuit. »

Luc Bronner, qui a grandi dans les montagnes des Hautes-Alpes, est directeur des rédactions du journal Le Monde ; marcheur infatigable, il est familier des sentiers alpins depuis l’enfance. »

J.J.




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