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mercredi 25 mai 2022
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La résidence Carnot de Saint-Dié-des-Vosges, la future vitrine du Toit Vosgien en matière de construction bio-sourcée

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L’architecte Antoine Pagnoux, du cabinet ASP Architecture, a présenté le projet de la future résidence Carnot ce vendredi matin.

Depuis maintenant une vingtaine d’années, le Toit Vosgien s’est engagé dans une démarche en faveur des matériaux bio-sourcés, autant pour la construction que la rénovation. Une démarche initiée en 2000 par Jean-Marc Gremmel, alors qu’il était directeur du bailleur social. Son successeur Patrick Schmitt poursuit cette stratégie, dont la pertinence est démontrée en ce moment même avec la forte augmentation des prix des énergies (lire notre article).

Jusqu’à présent, la « vitrine » du Toit Vosgien en matière de construction bio-sourcée sont les résidences Jules-Ferry de la rue du 10e BCP, à Saint-Dié-des-Vosges. Dans un futur proche, la résidence Carnot prendra le relais. Ce bâtiment de 11 niveaux, qui sera construit quai Carnot sur la friche de l’ancien CCAS et d’un garage automobile, concentrera les 2 décennies de savoir-faire du bailleur social dans l’utilisation de matériaux bio-sourcés. Un projet ambitieux qui a été présenté ce vendredi matin, au siège du Toit Vosgien puis sur le terrain.

L’objectif affiché par le bailleur social étant que ce nouvel immeuble passif « s’impose comme une référence technique avec une juste utilisation du bois et de l’isolation paille. » Car comme les résidences Jules-Ferry, la structure de la résidence Carnot sera constituée de bois et son isolation de paille. La différence notable entre les 2 projets étant les années qui les séparent, avec davantage d’expérience acquise, davantage de normes imposées et un contexte différent. A titre d’exemple, sa construction demande 40% de bois en moins par rapport aux résidences Jules-Ferry, pour un volume d’isolant similaire. Soit 600 m3 dans les 2 cas.

Et comme pour ses 2 « grandes soeurs », la conception bioclimatique de la résidence Carnot et son orientation Sud lui permettront d’être très performante énergétiquement, tout en offrant un confort optimal aux locataires. Pas besoin de climatisation l’été, et pas besoin de pousser le chauffage l’hiver. En conséquence, les charges seront très réduites, de l’ordre de seulement 15 euros mensuels par logement. Ce qui inclura le chauffage, l’eau chaude, la ventilation et la maintenance. Le tout sans oublier un emplacement plutôt bien situé, à la fois au bord de la Meurthe et à proximité du centre-ville.

« La principale innovation est de répondre aux nouvelles contraintes, notamment le surcoût lié aux matériaux. Il y a également un petit cran technologique en avant par rapport aux résidences Jules-Ferry. Il y a aussi une volonté très forte de s’approvisionner avec du bois local, mais aussi de travailler avec des entreprises locales » précise l’architecte Antoine Pagnoux, qui a travaillé sur les résidences Jules-Ferry et qui travaille aujourd’hui sur la future résidence Carnot.

Concrètement, cette nouvelle résidence se composera de 3 volumes, avec un socle épais en rez-de-chaussé, un premier corps de bâtiment de 7 étages, qui fera écho aux volumétries moyennes du quai, et un second corps de bâtiment. Ce deuxième corps sera imbriqué dans le premier et sera plus élancé, plus en retrait. Compact et décarboné, l’immeuble accueillera 27 logements locatifs sociaux, dont 20 appartements T3 et 7 appartements T4, pour une surface totale de 2086 m². Une surface en rez-de-chaussée de 190 m² sera quant à elle dédiée à une activité tertiaire, comme un cabinet de conseil par exemple. Le noyau de la résidence Carnot sera constitué de béton, afin de répondre aux dernières directives concernant les risques sismiques, car son emplacement est situé en zone 3. « Sa verticalité permet de minimiser les infrastructures béton » précise à ce propos Antoine Pagnoux, tout en ajoutant que « le bâtiment sera également conforme aux risques d’incendie pour les bâtiments de grande hauteur. »

Les travaux de construction seront lancés au mois de juin, pour se terminer environ un an plus tard. Tout au long du chantier, le Toit Vosgien profitera de la situation centrale de la résidence Carnot pour communiquer avec le public, qui pourra suivre l’avancée des travaux. Pour l’instant, un panneau pédagogique a été installé en bord de parcelle, afin de montrer aux passants les matériaux utilisés tout en apportant différentes informations. « La résidence Carnot est un projet très emblématique, idéalement situé et qui s’inscrit dans la tradition du Toit Vosgien. C’est un projet qui va assurément faire parler » a déclaré ce matin le maire David Valence, également président du bailleur social.

Quant au coût prévisionnel du projet, il se chiffre à 4 181 000 euros HT soit 1850 euros HT du m². S’inscrivant dans le cadre du plan Action Coeur de Ville, la construction de la résidence Carnot sera accompagnée financièrement par Action Logement, à hauteur de 2 086 800 euros dont 834 720 euros de subventions. L’Etat, la Région Grand Est, l’Europe et la Banque des Territoires, apporteront également leur aide au projet.

J.J.




4 réactions sur “La résidence Carnot de Saint-Dié-des-Vosges, la future vitrine du Toit Vosgien en matière de construction bio-sourcée

  1. Jérémy

    Je trouve étrange et douteux d’ériger un bâtiment de 7 étages dans un quartier pavillonnaire. L’idée est excellente mais l’emplacement est aberrant.

    répondre

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