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jeudi 7 juil 2022
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500 déplacés ukrainiens sont actuellement accueillis dans les Vosges

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Alors que la guerre en Ukraine continue de faire rage, le préfet des Vosges Yves Seguy a fait le point ce mardi après-midi sur la situation des déplacés ukrainiens actuellement accueillis dans le département.

Ce point de situation s’est déroulé à la boulangerie-pâtisserie Marie Blachère de Saint-Dié-des-Vosges. Si cet endroit a été choisi, c’est parce que c’est là que travaille Olena, Ukrainienne de 31 ans qui a fuit la guerre. Parlant couramment le français, une langue qu’elle a appris avant la guerre lors de précédents voyages en France, Olena a effectué elle même les démarches d’emploi. Elle a obtenu un CDI en tant que serveuse de boulangerie le 29 avril dernier. Une démarche d’insertion que l’on retrouve chez de nombreux déplacés ukrainiens dans les Vosges, comme il a été souligné cet après-midi. Nombreux aussi demandent à suivre des formations et suivent des cours de français afin de s’intégrer rapidement. A Saint-Dié-des-Vosges, ces cours sont dispensés au Centre Social Germaine-Tillion du quartier Saint-Roch.

A ce jour, 499 déplacés ukrainiens, dont 200 mineurs, sont recensés dans le département des Vosges. 354 d’entre eux sont à ce jour accueillis chez des particuliers, sachant que les bailleurs sociaux comme Vosgelis et le Toit Vosgien se sont mobilisés pour proposer un accueil. « Les déplacés ukrainiens sont arrivés dans les Vosges soit par le biais d’associations, soit dans le cadre du desserrement du Bas-Rhin. De nombreuses personnes sont arrivées d’Ukraine à Strasbourg, avec une dernière arrivée collective le 22 mars. Un certain nombre de ces personnes a ensuite été réparti dans les villes et départements alentours, notamment celles et ceux qui avaient déjà des connaissances en France. Un guichet a été mis en place avec tous les partenaires qui apportent une contribution à cet effort de solidarité. Cet effort d’accueil colle bien à l’histoire de notre région, qui sait accueillir et intégrer » a déclaré préfet, tout en ajoutant que 131 des 200 mineurs déplacés sont aujourd’hui scolarisés ou en passe de l’être.

Si quelques-uns parmi les déplacés ukrainiens accueillis dans les Vosges souhaitent rester en France, la grande majorité d’entre eux a toutefois le regard tourné vers l’Ukraine et a exprimé le désir de rentrer après la guerre.

J.J.




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