Search
dimanche 29 jan 2023
  • :
  • :

Originaire de Saint-Dié-des-Vosges, Lucie Clément est coach en e-sport

Écouter cet article
image_pdfimage_print
Lucie_Clément_Coach_Esport (4)

(Photographies Lucie Clément)

League of Legends n’évoquera peut-être rien pour certains, mais c’est l’un des jeux vidéos les plus populaires au monde, avec plus de 100 millions de joueurs à ce jour. Edité par Riot Games, ce jeu mêlant stratégie, dextérité, anticipation et communication voit s’affronter des équipes de 5 joueurs, avec un rôle défini pour chacun d’entre eux.

Originaire de Saint-Dié-des-Vosges, Lucie Clément est passionnée de League of Legends depuis maintenant près de 10 ans. Une passion qui lui a permis de beaucoup voyager, de faire de nombreuses rencontres, mais aussi de gagner de l’argent grâce à ses services de coaching. Aujourd’hui, la jeune femme, qui vient de décrocher un emploi de chargée de développement numérique à l’Université de Lorraine de Nancy, jongle entre son travail, son auto-entreprise et ses heures de jeu.

Tout commence en 2013, lorsque son petit ami de l’époque installe League of Legends sur son ordinateur. Les mois passent et la Déodatienne lance finalement une partie, un peu par hasard… sachant qu’elle n’était pas spécialement férue de jeux-vidéos. « C’est un jeu accessible, fun entre amis, et l’esthétique jolie et colorée donne envie d’y retourner. J’ai rapidement découvert que je n’étais pas mauvaise. J’ai joué des compétitions en ligne au sein de différentes équipes, puis je me suis rendue pour la première fois sur un événement LAN (NDLR : Local Area Network, un réseau local avec des centaines de joueurs qui se réunissent en un même lieu). J’ai adoré l’ambiance. »

Poursuivant son bonhomme de chemin dans la communauté francophone e-sport – littéralement « sport électronique » – de League of Legends, Lucie Clément a été contactée par une structure afin de devenir coach de leur équipe en vue d’une compétition européenne. C’était en 2015. « L’objectif était d’être dans le top 8. A 2 semaines de l’événement, tout était à faire. L’équipe n’était même pas constituée. Au final l’objectif a été atteint, en sortant le favori par la même occasion. »

Ses bons résultats en tant que coach d’équipes compétitives et son niveau en tant que joueuse lui ont permis d’obtenir de nombreuses opportunités… et par extension de se faire un nom dans un milieu très masculin. « Dans l’e-sport comme dans le sport traditionnel, on doit prouver ses compétences encore plus que les hommes. Il faut faire ses preuves et montrer qu’on est capable de faire mieux. Et puis il y a les attitudes sexistes. Personnellement je n’ai pas eu trop de problèmes, mais d’autres femmes en ont été victimes. Concernant le jeu en lui même, il y a un clivage avec le niveau masculin car les ligues ne sont pas mixtes. Une ligue féminine existe, mais il y a beaucoup moins de joueuses que de joueurs de League of Legends donc le niveau est moins élevé. »

Si Lucie Clément voyage tous frais payés lors d’une compétition et qu’elle gagne de coquettes sommes d’argent grâce à ses services de coaching individuel, elle ne souhaite pas pour autant dépendre uniquement de League of Legends. « Je pourrais vivre de mon activité de coaching individuel, ce serait envisageable mais ça me demanderait de ne faire que ça. Ce jeu est avant tout une passion et je préfère qu’il le reste. Fondamentalement, je perdrais en ouverture et je trouve cela dommage. C’était d’ailleurs très important pour moi de ne pas lâcher mes études. Après une Licence à Nancy, j’ai obtenu un Master en Sciences de l’Education à Strasbourg. League of Legends m’a beaucoup apporté à titre personnel, car cela m’a permis de réaliser que j’aimais beaucoup donner des conseils et accompagner les gens. J’ai aussi grandement amélioré mon niveau en Anglais grâce au jeu, et j’y ai rencontré mon meilleur ami. Sans compter les nombreux voyages et la plus-value sur mon CV. »

En guise de mot de la fin, la Déodatienne « encourage les parents à accompagner la pratique de leurs enfants dans les jeux-vidéos. Et pour celles et ceux qui souhaiteraient en vivre, oui c’est possible mais il faut toujours se laisser une porte de sortie. » Quant aux personnes qui veulent progresser sur League of Legends, vous pouvez solliciter les services de coaching de Lucie Clément via Discord – Lilysa#7673 – ou la suivre sur la plateforme de streaming Twitch – Lilysa_lol.

J.J.

[caption id="attachment_196012" align="aligncenter" width="480"]Lucie_Clément_Coach_Esport (4) (Photographies Lucie Clément)[/caption]

League of Legends n'évoquera peut-être rien pour certains, mais c'est l'un des jeux vidéos les plus populaires au monde, avec plus de 100 millions de joueurs à ce jour. Edité par Riot Games, ce jeu mêlant stratégie, dextérité, anticipation et communication voit s'affronter des équipes de 5 joueurs, avec un rôle défini pour chacun d'entre eux.

Originaire de Saint-Dié-des-Vosges, Lucie Clément est passionnée de League of Legends depuis maintenant près de 10 ans. Une passion qui lui a permis de beaucoup voyager, de faire de nombreuses rencontres, mais aussi de gagner de l'argent grâce à ses services de coaching. Aujourd'hui, la jeune femme, qui vient de décrocher un emploi de chargée de développement numérique à l'Université de Lorraine de Nancy, jongle entre son travail, son auto-entreprise et ses heures de jeu. Tout commence en 2013, lorsque son petit ami de l'époque installe League of Legends sur son ordinateur. Les mois passent et la Déodatienne lance finalement une partie, un peu par hasard... sachant qu'elle n'était pas spécialement férue de jeux-vidéos. « C'est un jeu accessible, fun entre amis, et l'esthétique jolie et colorée donne envie d'y retourner. J'ai rapidement découvert que je n'étais pas mauvaise. J'ai joué des compétitions en ligne au sein de différentes équipes, puis je me suis rendue pour la première fois sur un événement LAN (NDLR : Local Area Network, un réseau local avec des centaines de joueurs qui se réunissent en un même lieu). J'ai adoré l'ambiance. » Poursuivant son bonhomme de chemin dans la communauté francophone e-sport – littéralement « sport électronique » – de League of Legends, Lucie Clément a été contactée par une structure afin de devenir coach de leur équipe en vue d'une compétition européenne. C'était en 2015. « L'objectif était d'être dans le top 8. A 2 semaines de l'événement, tout était à faire. L'équipe n'était même pas constituée. Au final l'objectif a été atteint, en sortant le favori par la même occasion. » Ses bons résultats en tant que coach d'équipes compétitives et son niveau en tant que joueuse lui ont permis d'obtenir de nombreuses opportunités... et par extension de se faire un nom dans un milieu très masculin. « Dans l'e-sport comme dans le sport traditionnel, on doit prouver ses compétences encore plus que les hommes. Il faut faire ses preuves et montrer qu'on est capable de faire mieux. Et puis il y a les attitudes sexistes. Personnellement je n'ai pas eu trop de problèmes, mais d'autres femmes en ont été victimes. Concernant le jeu en lui même, il y a un clivage avec le niveau masculin car les ligues ne sont pas mixtes. Une ligue féminine existe, mais il y a beaucoup moins de joueuses que de joueurs de League of Legends donc le niveau est moins élevé. » Si Lucie Clément voyage tous frais payés lors d'une compétition et qu'elle gagne de coquettes sommes d'argent grâce à ses services de coaching individuel, elle ne souhaite pas pour autant dépendre uniquement de League of Legends. « Je pourrais vivre de mon activité de coaching individuel, ce serait envisageable mais ça me demanderait de ne faire que ça. Ce jeu est avant tout une passion et je préfère qu'il le reste. Fondamentalement, je perdrais en ouverture et je trouve cela dommage. C'était d'ailleurs très important pour moi de ne pas lâcher mes études. Après une Licence à Nancy, j'ai obtenu un Master en Sciences de l'Education à Strasbourg. League of Legends m'a beaucoup apporté à titre personnel, car cela m'a permis de réaliser que j'aimais beaucoup donner des conseils et accompagner les gens. J'ai aussi grandement amélioré mon niveau en Anglais grâce au jeu, et j'y ai rencontré mon meilleur ami. Sans compter les nombreux voyages et la plus-value sur mon CV. » En guise de mot de la fin, la Déodatienne « encourage les parents à accompagner la pratique de leurs enfants dans les jeux-vidéos. Et pour celles et ceux qui souhaiteraient en vivre, oui c'est possible mais il faut toujours se laisser une porte de sortie. » Quant aux personnes qui veulent progresser sur League of Legends, vous pouvez solliciter les services de coaching de Lucie Clément via Discord – Lilysa#7673 – ou la suivre sur la plateforme de streaming Twitch – Lilysa_lol. J.J. [gallery type="rectangular" link="file" ids="196014,196013"]



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.